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ZOOMS

1 - NOIR SUR LA VILLE  :

J'ai gagné un concours de nouvelles, et serai édité dans un recueil réunissant jeunes auteurs et écrivains confirmés. Je serai donc à
Noir sur la Ville 2009, à Lamballe, Côtes d'Armor
, les 14 et 15 novembre, pour y signer ledit opus et mes "Chroniques".

 
Pour la 13° édition, les auteurs invités ont dû relever un défi : créer une couverture de polar à partir d'une photo imposée et le chiffre 13. Et un jeu de mots bien pourri, un !

2 - Un nouvel article, sur Le Post.fr


3
- Les ébénistes, c'est pas des branleurs.

Chroniques de mes Chroniques



 







 




 



 

              
    
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Compétence : Faculté nécessaire à l'accomplissement d'une quelconque ambition, aussi petite soit-elle, distinguant les hommes capables de ceux qui sont morts.

Ambrose Bierce, Dictionnaire du diable, 1911

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Histoires à lire après le dessert, 2


 Dans le cadre d'un de ces concours d'écriture, un lecteur fidèle m'a expédié ceci. C'est répugnant. J'adore.

 

En ce temps, trop lointain hélas, j'exerçais la profession de serveur.

Alors que les fêtes battaient leur plein, nous eûmes la chance d'accueillir un bus entier de personnes âgées venues là pour fêter noël.

Et vas-y que les papis et mamies s'installent et plaisantent et s'amusent. C'est pas tous les jours qu'ils avaient la chance de sortir de leur mouroir !

Au menu, élaboré avec le chef du lieu, très professionnel au demeurant, il y avait du foie gras, du gigot et ses petits légumes, un plateau de fromages, et une bûche faite maison. Le tout accompagné de quelques coteaux d'Aix et autres champennoiseries en entrée et au dessert.

Un bien beau repas de Noël dont ont profité aussi les accompagnateurs du groupe, infirmières, aides de vie et tout le toutim.

L'entrée passe sans souci, l'ambiance est bon enfant. Les visages se dérident, si, si c'est possible, le bruit monte peu à peu.

Le plat est servi et là, LA catastrophe.

Nulle panne de pacemakers en chaîne ou tout autre phénomène de groupe ayant accéléré la chute. Simplement la directrice de la maison de retraite qui était peu satisfaite de la sauce accompagnant le gigot.

La voilà qui m'appelle, et me demande de lui en fournir une plus épaisse.

Certes, je ne suis pas cuistot. Mais je sais qu'un gigot cuit normalement rend du jus, mais pas de la sauce. Étant donné qu'il n'était pas prévu au menu ce type d'accompagnement, la demande de la madame me semblait être quelque peu difficile à contenter.

Me voilà de retour en cuisine, et je formule la requête. Le chef, embêté mais compréhensif rajoute un truc ou deux et me demande de ramener la chose.

Trente secondes plus tard, rappel de la brave dame qui n'est toujours pas satisfaite.

Deuxième voyage en cuisine. Même chose. Troisième appel. Puis quatre, puis cinq.

Elle est gentille l'autre, mais envoyer un service de soixante personnes, c'est pas très facile. Ni pour le serveur, ni pour le chef.

Au cinquième retour, le chef a émis un bruit de gorge effrayant. J'ai pensé à ce moment-là qu'il allait trouver la bonne femme là-bas dans la salle pour lui demander de le lâcher (et moi aussi par la même occasion).

En fait, il ne s'est pas énervé. Du tout.

Après le raclage caverneux, il s'est extrait du plus profond de la gorge un splendide glaviot, l'un des plus gros et verts qu'il m'ait été donné de voir, et l'a laissé tomber dans le ravier contenant la sauce de la dame.

Après l'avoir consciencieusement mélangé, il a apporté lui-même la très précieuse mixture ainsi épaissie.

Et la dame de tout manger, sans partager, et de s'extasier jusqu’à la fin du repas sur la qualité de cette sauce qui avait relevé le goût déjà délicieux du gigot.

Aujourd'hui, quand je suis client au restaurant, je n'ai jamais rien à redire, mais alors jamais, jamais jamais.

Jamais.


Le CPE, lecteur fidèle de ce blog 

 

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