J'ai séjourné plus de huit années en Alsace, superbe région dont l'un des plats les plus roboratifs est la célèbre flammeküche. J'adore ça.
Mystères insondables des rapports entre bonne cuisine et papilles subjectives, je ne peux pas respirer une choucroute à vingt mètres sans en éprouver des haut-le-cœur, mais la flammeküche, j'en vois une sur une affiche, je salive. Ca doit vous intéresser autant que les variations hebdomadaires de la politique étrangère du Lesotho, mes appréciations transcendantes sur la tarte flambée, non ?!
Oui, quand on traduit, flammeküche égale littéralement "tarte flambée". Ca n'a pas le même charme, je trouve. Mais venons-en à mon sujet, après ces menus détours aussi incongrus qu'oiseux.
On m'a demandé récemment pourquoi j'avais appelé mon premier bouquin "Chroniques de la main courante". Parce que, c'est vrai, après tout, je n'y ai pas écrit de chroniques. Et on n'y parle à aucun moment de main courante.
Et bien voilà. J'avais trouvé le titre plaisant à l'oreille, évocateur, ça m'a suffi : je l'ai adopté.
Et la flammeküche n'est pas une tarte, de surcroît pas flambée. Et pourtant, c'est délicieux.
Mais je vous ai déjà parlé de mes passionnantes préférences culinaires, si je ne m'abuse : c'est le signe qu'il est temps de conclure. Conclusion :
Procurez-vous d'urgence Chroniques de la main courante, Bourin Editeur, pour le prix de trois flammeküche.
Et tant que j'y pense : le manuscrit du tome 2 était soumis au directeur littéraire de Bourin Editeur, depuis juin dernier. Il l'a accepté la semaine dernière.
Il était temps : je n'ai plus d'ongles.
