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Chroniques de la main courante

Lundi 6 septembre 1 06 /09 /Sep 08:45
- Publié dans : Chroniques de la main courante

 

J'ai séjourné plus de huit années en Alsace, superbe région dont l'un des plats les plus roboratifs est la célèbre flammeküche. J'adore ça.

Mystères insondables des rapports entre bonne cuisine et papilles subjectives, je ne peux pas respirer une choucroute à vingt mètres sans en éprouver des haut-le-cœur, mais la flammeküche, j'en vois une sur une affiche, je salive. Ca doit vous intéresser autant que les variations hebdomadaires de la politique étrangère du Lesotho, mes appréciations transcendantes sur la tarte flambée, non ?!

Oui, quand on traduit, flammeküche égale littéralement "tarte flambée". Ca n'a pas le même charme, je trouve. Mais venons-en à mon sujet, après ces menus détours aussi incongrus qu'oiseux. 

On m'a demandé récemment pourquoi j'avais appelé mon premier bouquin "Chroniques de la main courante". Parce que, c'est vrai, après tout, je n'y ai pas écrit de chroniques. Et on n'y parle à aucun moment de main courante.

Et bien voilà. J'avais trouvé le titre plaisant à l'oreille, évocateur, ça m'a suffi : je l'ai adopté.

Et la flammeküche n'est pas une tarte, de surcroît pas flambée. Et pourtant, c'est délicieux.

Mais je vous ai déjà parlé de mes passionnantes préférences culinaires, si je ne m'abuse : c'est le signe qu'il est temps de conclure. Conclusion :

Procurez-vous d'urgence Chroniques de la main courante, Bourin Editeur, pour le prix de trois flammeküche.

 

Et tant que j'y pense : le manuscrit du tome 2 était soumis au directeur littéraire de Bourin Editeur, depuis juin dernier. Il l'a accepté la semaine dernière.

Il était temps : je n'ai plus d'ongles.

 

 

Par Serge REYNAUD - 8 blâmes et féloches - Je commente
Dimanche 25 juillet 7 25 /07 /Juil 08:00
- Publié dans : Chroniques de la main courante

 

Les 8 et 9 mai derniers, j'avais été invité à Caen, au salon du livre (vas-y, fais ta star). Un coup de train vite fait (vas-y, fais ta sucrée, le festival t'a payé le trajet en TGV 1° classe), et j'y étais (et l'hôtel 3*, tu vas résister à la tentation de la vantardise ? Je le crois pas !)

 

Dès le samedi matin, ça s'est bien passé. Accueilli sur leur stand par l'équipe de la librairie l'Eau vive, (et de la pub, maintenant !), je me suis installé sur ma chaise et n'ai pas arrêté de signer (20 livres en deux jours, tu parles d'un exploit). Des chauffeurs des navettes aux personnels de la mairie, tout le monde a été très sympa, j'ai passé un week end à me faire dorloter, un régal.

En plus, j'ai rencontré des commentateurs du présent blog qui avaient fait le déplacement, ce dont je fus fort aise (ouah l'autre, hé ! Fort aise ! Hypocrite : t'étais content comme un gamin au milieu d'une pâtisserie quand ils sont passés te voir  !), l'une d'entre elles (bonjour, Adeline)  m'ayant même offert un panier garni normand fait maison. Un de mes meilleurs souvenirs de salon (si ton copain n'était pas si costaud gentil, je t'aurais épousée !)

 

Et Vaison la Romaine, le 30 mai ?

 

Rien à voir. Petit salon à onze auteurs de polars invités plus quelques dessinateurs BD, pas énormément  de visiteurs pour cette première édition, mais suffisamment parmi eux de vrais accros de lecture pour que j'y signe et vende 26 livres, bon score, merci.

 

De plus, et ça n'est pas souvent le cas, l'équipe de l'association avait LU mon livre. Tous ses membres m'en ont parlé, chacun se souvenait de l'une ou l'autre histoire, le ton leur avait plu, ce qui m'a donné cette satisfaction particulière : je n'ai pas été invité, mais sélectionné. Flatté, le Serge.

 

Pour toutes ces raisons, je postulerai aux éditions 2011 de ces deux salons. Mais pour cela, il me faudra sortir le tome 2, et c'est une autre histoire. On en parle bientôt.

 

 

Par Serge REYNAUD - 9 blâmes et féloches - Je commente
Lundi 26 avril 1 26 /04 /Avr 05:01
- Publié dans : Chroniques de la main courante

 

 

  triskell  TRISKEL ou TRISKELL : symbole celte par excellence, souvent employé chez les autonomistes de par là-bas.   

 

 

Lors du salon 2009 de Lamballe (Côtes d'Armor), j'avais signé "Tout le monde descend !", le recueil d'où est extrait "La tête au carré", l'histoire que vous avez lue à compter du 1er mars. 

Les organisateurs m'avaient autorisé à y dédicacer mes Chroniques, mais ils avaient mis à cette sympathique invitation une condition : participer, comme les autres auteurs, à une expo, un concours d'illustrations. J'explique.

 

Tous les auteurs invités avaient reçu dans leur boîte mail une photo, à partir de laquelle ils devaient créer un titre de polar. Ils devraient simplement y faire figurer le chiffre 13, car c'était la 13° édition de leur festival. Nous devions ne pas nous contenter d'un titre, mais écrire aussi la quatrième de couverture correspondante.

 

Les vraies couvertures de ces faux bouquins feraient l'objet d'une exposition dans la salle, pendant le festival lui-même.

 

J'avais reçu la photo d'un port, en noir et blanc :

  53

 

Sachant que l'indépassable Jean-Bernard POUY participait à l'expo, je flippais un peu. Rappelons que JB POUY est l'auteur, entre autres chefs d'oeuvre, du N°1 de la série Le Poulpe : "La petite écuyère a cafté". Un des jeux de mots les plus pourraves que je connaisse : cet homme est un génie.

 

Le regard affligé de ma compagne, à l'énoncé du titre que j'avais trouvé pour accompagner la photo, a suffi à mon bonheur : je savais que je pouvais me joindre aux autres

 

Voici ma contribution :

 

13 CALES POUR UN TRISKEL

Les bruits courent, sur la côte bétonnée de cette Bretagne qu'on dit profonde, et ils courent vite. Douze morts, douze accidents insoupçonnables en un an, et à chaque fois le cadavre a été trouvé dans une cale de navire. Apparemment, les douze n'ont aucun lien entre eux mais tout de même, douze ! Alors oui, les bistrots chauffent, les coiffes gigotent et les chuchotements dégénèrent, en cette taiseuse contrée.  

Le Mardec, Breton d'origine mais Parisien de cœur, y débarque pour des retrouvailles familiales qui se voulaient pourtant apaisées. Quand son père lui apprend  qu'un repreneur étranger s'apprête à racheter le chantier naval, il s'en fout. Quand papa précise choqué que  c'est peut-être même un Normand, il s'en fout toujours. Quand il lui apprend que le joli port de son enfance va en être tout remodelé, il s'y fait.

Mais quand Ludovic, l'ami d'enfance un peu bohème et beaucoup autonomiste, s'avère être le treizième mort, Le Mardec s'énerve.

Treize cales pour un triskel : Un enquêteur breton retrouve ses racines, et elles sentent le pourri. Ça va saigner sous le crachin.  

 

 

13 cales pour un triskel

 

 

 

  Ce polar qui n'existe pas, et dont je suis l'auteur (me fais-je bien comprendre ?), est l'une de mes fiertés. On ne se moque pas.

 

Par Serge REYNAUD - 13 blâmes et féloches - Je commente
Mercredi 16 décembre 3 16 /12 /Déc 07:52
- Publié dans : Chroniques de la main courante

 

Le jury du MAGAZINE  FEMINA à Lausanne, ne m'a pas attribué le premier prix de son concours de nouvelles 2009. Il y avait le Premier prix, puis le Prix de l'originalité, et enfin le Prix de l'humour, dotés tous trois en valeur décroissante de stylos si luxueux que leur estimation n'est déclinée qu'en francs suisses, c'est dire.

Cela étant, je n'ai pas gagné le concours. Ou plutôt, mon texte intitulé FIAT LUX ! a emporté le prix de l'humour. Le troisième prix. Le troisième stylo.

Je voulais à toute force obtenir le premier prix, pour négligemment exhiber le plus cher des trois lots, surjouer mon modeste, féliciter faraud-faux-jeton les deux suivants "c'est-pas-grave-l'important-c'est-de-participer", distribuer niaisement alentour les sourires fats qui m'encombrent l'ego dans ces rares occasions, m'en fous, j'ai le droit, je suis premier. Je voulais, et puis non. Sort injuste.

Nonobstant, cette légitime déception doit être relativisée, car nos amis suisses parlent un français charmant, qui a ses nuances. "Perdre le concours" ici, revêt un sens bien particulier. L'organisateur t'offre le voyage en avion avec la personne de ton choix, une nuit d'hôtel 4 étoiles, un stylo de luxe anglais, et la diffusion de ton texte dans FEMINA1, supplément dominical du quotidien Le Matin.

En guise de bolduc autour du cadeau, FEMINA précisera mon statut de jeune auteur dans la présentation de ma nouvelle, y spécifiant l'existence de mes "Chroniques de la main courante". Je ne sais pas ce que vous aurez à Noël2, mais pour moi la distribution a clairement eu lieu en avance, dans le salon panoramique du dernier étage de la tour Edipresse, ce 9 décembre.

Je remercie sincèrement toute l'équipe rédactionnelle qui m'a accueilli en ses beaux locaux lausannois, la photographe y compris - qui m'a mitraillé de flashes tel une mannequin suédoise en nuisette couture -, ainsi que les jurées du concours qui, m'ayant sélectionné, me permettent, dissimulant maladroitement ma réelle émotion, de faire le malin ici ; qu'elles sachent que j'ai passé avec elles un excellent moment lors de cette cérémonie de bon ton, et que seuls ma timidité intrinsèque mal habillée d'une faconde de façade, et incidemment le fait que ma femme m'accompagnait, m'ont empêché de justesse de les demander collectivement en mariage pour, profitant du scandale et de la cohue conséquente, m'emparer des stylos plus chers des deux autres gagnants et m'enfuir pour les revendre au premier receleur venu, seul mobile avéré bien qu'inavouable de mon voyage, et tant que j'y pense il est vraiment temps que j'apprenne à m'exprimer en phrases courtes.

En conclusion, chers lecteurs, amoureux tout comme moi du bon français et de sa littérature : j'écris toujours mes œuvrettes au clavier, mais les signerai dorénavant avec un stylo tellement anglais qu'il est si beau que je te raconte pas comme il est suisse.

 




1
: Femina est encarté avec Télé Top Matin dans LE MATIN Dimanche, unique hebdomadaire du dimanche en Suisse romande. Tirage vendu : 201 230 exemplaires, pour 530 000 lecteurs .

4 hommes sur 10 lisent Le Matin Dimanche, 4 femmes sur 10 lisent FEMINA en Suisse romande.

 

2 : Je vous conseillerais bien un bouquin

 

Par Serge REYNAUD - 12 blâmes et féloches - Je commente
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