Le collectif qui dirige le Festival de Lamballe, lance tous les ans un concours de nouvelles noires. Celui de 2008 avait pour
thème le polar et le train. Mon texte, qui s'intitule "La tête au carré", a été sélectionné pour figurer dans " TOUT LE MONDE
DESCEND ! ", le recueil qui en est issu.
Attention, quand je dis recueil, je ne veux pas dire mauvais ronéo en 50 exemplaires pourraves pour festival amateur. Ici c'est la Bretagne, pays qui ne fait pas les choses à moitié, alors comme
chaque année un vrai livre a été édité chez un professionnel, distribué ou commandable en librairie. Lisez-le.1
Mon oeuvrette y raconte les tribulations d'un cheminot retraité très sensible aux bruits, à la musique des trains, qui démêle grâce à son oreille une énigme impliquant un violeur et tueur en
série sévissant sur le réseau SNCF. Dix pages qui ont emporté l'adhésion du jury du concours qui a mené à ce livre, constitué de nouvelles écrites par des jeunes auteurs (dont je suis) et des
écrivains confirmés (dont je ne désespère point d'être un jour). Les pros cette année sont JP NOZIÈRE, Laurent MARTIN, Pascal
MILLET, A-H BENOTMAN et
Lalie WALKER. S'y ajoutent donc nous cinq, les gagnants du concours 2009. Achetez-le, vous dis-je.
Invité dans un festival dédié au livre, j'y ai signé le mien,
tant qu'à faire. Entre deux dédicaces (j'avais du temps…), un monsieur se présentant comme un des membres du jury, lecteur non-professionnel donc, mais passionné, m'a interpellé ainsi
:
- Ma femme et moi avons voté pour ta nouvelle, on l'a trouvée bien fichue. Mais comment tu as fait pour connaître tous ces détails, pour parler comme ça des sons des freins pneumatiques, des frottements, des bruissements des machines sur les rails ? T'es du métier ?
Il était jeune retraité de la SNCF, ancien roulant, et mon histoire lui avait parlé aux tripes, au point qu'il croyait que… Mais pas du tout ! J'ai tout inventé, j'ai créé, j'ai pensé qu'un cheminot pouvait aimer son métier autant que j'aime le mien et… Ben non, j'ai pris le train comme tout le monde, mais mon métier qui me fait manger c'est flic, pas cheminot. J'ai eu l'impression de le décevoir, avant qu'il renouvelle ses sincères félicitations. Paradoxe évident, j'ai été enchanté de sa déception car ce fut un vrai compliment, brut, non frelaté, c'est pourquoi je vous le livre en toute impudeur.
Il s'est passé beaucoup d'autres choses, touchantes ou drôles, pendant ce séjour, qui feront sans doute l'objet de chroniques ultérieures. Par exemple la dame qui m'a acheté 2 "Chroniques" d'un coup, un pour elle un pour offrir, sans même les feuilleter, juste parce que l'article de Ouest France de la veille en disait du bien. Elle m'a presque réconcilié avec la presse. Et ça, pour un flic, ça passe le stade de l'anecdotique !
Je n'oublierai pas ici mes logeuses bénévoles – Catherine la libraire vibrionnante, et Christiane la cordon-bleu zen – ; qu'elles sachent, mes nouvelles copines, que je leur saurai toujours gré de m'avoir accueilli en leur foyer, les mots accueil et foyer ayant un sens.
Tout ça pour dire que je regrette déjà le festival de Lamballe, mené de bout en bout par des bénévoles passionnés, efficaces et serviables,
dans un beau coin de France, où on a parlé livres en toute convivialité pendant deux grands jours. Rien que pour signer à nouveau
là-bas, je vais finir d'écrire mon polar.
PS : Le samedi 5 décembre, de 9 H à 17 H, signature de mes bouquins2 au lycée Perrimond, 244 Chemin du Roucas blanc, Marseille 7°. Manifestation culturelle ouverte à tous. A très bientôt !
1 Je ne fais pas un rond sur la vente de " Tout le monde descend ! ", alors quand je conseille de l'acheter, c'est vraiment
désintéressé.
2 Vous avez noté comme je me la joue, avec mon pluriel ?!








Comme vous le savez,
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