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ZOOMS

1 - NOIR SUR LA VILLE  :

J'ai gagné un concours de nouvelles, et serai édité dans un recueil réunissant jeunes auteurs et écrivains confirmés. Je serai donc à
Noir sur la Ville 2009, à Lamballe, Côtes d'Armor
, les 14 et 15 novembre, pour y signer ledit opus et mes "Chroniques".

 
Pour la 13° édition, les auteurs invités ont dû relever un défi : créer une couverture de polar à partir d'une photo imposée et le chiffre 13. Et un jeu de mots bien pourri, un !

2 - Un nouvel article, sur Le Post.fr


3
- Les ébénistes, c'est pas des branleurs.

Chroniques de mes Chroniques



 







 




 



 

              
    
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Compétence : Faculté nécessaire à l'accomplissement d'une quelconque ambition, aussi petite soit-elle, distinguant les hommes capables de ceux qui sont morts.

Ambrose Bierce, Dictionnaire du diable, 1911

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Mes invités

Mercredi 7 octobre 2009
- Publié dans : Mes invités

 

Pour lire et commenter mon dernier texte ("Ah, madame"), il vous faudra aller chez Jayos. Jayos qui est le signataire ici-même du texte qui suit ("Il est frais !"), je ne sais pas si je me fais bien comprendre.

Jayos est un collègue, qui m'a envoyé le texte que vous allez lire ici cette semaine. En échange, je lui ai envoyé un texte qu'il publie sur son site. C'est bon, j'ai tout bien expliqué ?

Donc vous allez commenter son texte ici tandis que pour les commentaires à propos du mien, il faut aller chez lui, parce que si vous commentez chez moi le texte que j'ai laissé chez lui et vice-versa, on ne va plus rien comprendre alors que, déjà aujourd'hui, je ne suis plus sûr moi-même d'avoir tout compris à cette initiative que j'ai pourtant initiée.

En gros, allez là-bas, chez Jayos, pour me lire, et savourez Jayos ici-même.

 

Il est frais !


Le moteur va lâcher ! Le moteur va lâcher ! Le moteur n’a pas lâché.

Le virage ne passera pas ! Le virage ne passera pas ! Le virage est passé.


- De Mirabelle 1, on approche par la rue de Metz.

- De Mirabelle 2, on arrive par la place Victor Hugo.

- De Mirabelle 3, on fait le tour par l’avenue d’Amérique.

- Reçu, d'Eglantine. J’ai toujours le requérant en ligne, l’individu continue son escalade vers le balcon du premier étage.


Minuit et demie. L’heure du crime et demi, pas un chat dans les rues. Une main crispée sur la poignée de toit, l’autre sur le micro de la radio. Le moteur qui hurle qu’il va vomir ses tripes et le chauffeur qui grince des dents tant il est concentré. Après son stage initial, il avait bien fait de prendre la brigade de nuit, le lieutenant ; la procédure c’est bien, l’adrénaline c’est mieux !

L’appel était tombé alors qu’il buvait le café. Un vol par escalade en plein centre ville. Ce n’était sûrement pas l’affaire du siècle, mais arrêter les voleurs c’est le rôle premier de n’importe quel flic.

Alors il avait sauté dans la voiture de la B.A.C. comme si le sort du monde libre en dépendait. Il avait vu défiler les lampadaires plus vite qu’il ne pensait possible dans ces rues étroites. Il avait de justesse retenu sa main avant qu’elle ne se jette sur le gyro. La nuit, une lumière bleue c’était comme gueuler dans un mégaphone : « Prenez garde, Bandits, la Police vient vous chercher discrètement ! ». Il serait passé pour un bleu, ce qu’il ne voulait surtout pas devant les Anciens.

Il avait eu des doutes avant de choisir. Mener une Brigade de Nuit, où les caractères sont bien trempés,  était un pari toujours risqué. Des gars d’expérience, habités à faire comme ils le jugeaient nécessaire et à dire ce qu’ils pensaient. Mais ils étaient bons. Ils s’organisaient d’eux-mêmes. Pas besoin de dire à Machin de passer par là et à Truc de passer par ici. Ils savaient ce qu’il faisaient et il se devait de faire au moins aussi bien qu’eux. Il allait se plaire à la nuit, il en était sûr !

Le chauffeur ralentit d’un coup, rendant le moteur aussi discret que possible.

- On arrive, prit-il la peine de préciser.

Le lieutenant passa rapidement  son équipement en revue. Etui pistolet accessible, radio portable dans la poche, lampe dans la ceinture, le tout bien calé, le tout prêt à courir.

- De Mirabelle 1, on est sur place !

Il sauta de la voiture… et s’arrêta les yeux au ciel, la bouche entrouverte, refusant de croire ce que pourtant il constatait.

Un long silence suivit. Le chauffeur s’assit sur le capot de la voiture haletante et alluma une cigarette. A pas de loup, les autres véhicules approchaient, de vagues sourires éclairant les visages de leurs occupants.

- Devriez fermer la bouche lieutenant, sinon ça va vous rester, lâcha le chauffeur.

Sa mâchoire claqua mais son regard de dévia pas.

- Mirabelle 1 d’Eglantine, vous me confirmez que vous êtes sur place ?

- Mirabelle 1 d’Eglantine ?

- Mirabelle 1 d’Eglantine, pour essai radio.

- Lieutenant, c’est nous qu’il appelle.

Le jeune officier parut réintégrer la réalité. Il cligna des paupières et chercha fébrilement la radio dans sa poche.

- Eglantine de Mirabelle 1, je vous confirme que je n’oserai pas me remontrer au Service de toute la nuit…

Sur la façade du pavillon, tout de rouge vêtu et suspendu à sa corde, le malfrat se balançait au gré du vent. Le Père Noël en plastique contemplait innocemment le désarroi du barretté. Le propriétaire des lieux n’avait pas jugé nécessaire de le décrocher.

- D’Eglantine, il est minuit trente quatre. Je vous souhaite un bon premier avril. Bienvenue à la nuit, Lieutenant.

 

Par Jayos - Recommander - Voir les 13 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 4 octobre 2009
- Publié dans : Mes invités

J'ai reçu ça de la part de Marie, une fidèle lectrice. Je le laisse tel quel, ça m'a fait rire moi aussi !

Bonjour Serge,

Je t'envoie une petite histoire racontée par une Méridionale hilarante, pleine de tchatche et de bonne humeur. Selon elle, c'est une "mésaventure" qu'elle a réellement vécue, et les flics ont tellement ri qu'elle s'en est tout de même bien sortie :

 

- " Qu’est-ce qu’il y a, monsieur l'agent ? Qu’est-ce que j’ai fait ?

- Madame, vous venez de brûler ce feu, là, juste derrière vous.

- Moi ? brûlé un feu ? Alors là ça m’étonnerait ! Jamais de la vie ! Je respecte TOUJOURS le code de la route, moi, monsieur ! J'ai jamais brûlé de feu, attends ! Quel feu, d’abord ? Où ça ?

- Juste derrière vous, madame, à dix mètres.

- Ah non mais attendez, c’est pas que je l’aie brûlé, celui-là, c’est que je l’ai pas vu, c’est différent ! Regardez, on le voit pas, ce feu, il y a l’arbre devant ! Vous pouvez pas me verbaliser pour ça ! C’est dangereux un feu qu’on voit pas, en plus ! Allez, s’il vous plaît, soyez sympa ! Je vous jure que je ferai attention, maintenant que j’ai vu qu’il y avait un feu ! En plus, vous voyez bien, je roulais vraiment pas vite ! J'ai pas fait exprès, je vous assure !

- Bon... (soupir...) Pour cette fois, ça ira...

- Oh merci, merci monsieur l’agent, vous êtes trop gentil !

- Mais quand même, faites vraiment attention. Regardez, nous sommes postés à dix mètres du feu, presque sur la route ! Vous ne nous avez pas vus non plus ?

- Hahahaha, qu'il est drôle lui ! Ben non, tiens ! Si je vous avais vus, je me serais arrêtée au feu, il était rouge ! "

 

 

 

Merci, Marie !

 

 

Par Marie - Recommander - Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 22 juillet 2009
- Publié dans : Mes invités

 
Ce texte n'est pas de moi, il n'est même pas d'un flic, il est de Marie, une maman invitée qui m'a bien fait rire. Je lui laisse les clés.

 

" Maman ! Regarde ! Y'a des policiers qui viennent manger au MacDo ! Comme nous ! "


(Check list : voiture bien garée, stationnement autorisé gratuit, c'est bon. Dernière barrette de shit terminée en 1927, la prescription joue. Dernier vol en grande surface, m'en rappelle même plus. C'est pas pour toi, ma fille, détends-toi.)


" Oui ben eux aussi, ils se nourrissent mal, y a pas de raison. Allez, fais-leur un sourire et mange tes frites. "

 


(Et NE FAIS PAS cet oeil qui frise, J'AIME PAS ÇA.)

 

" Maman ? "


(Oh non, non pitié, tout ce que vous voulez, je me convertis, là, maintenant s'il faut.)


" Maman, ÇA VEUT DIRE QUOI, FLIC ? "



(" Fait divers dans un MacDo, inexplicablement, une mère décède d'une surdose d'adrénaline en plein milieu de son Big Mac. L'enquête est en cours, la faculté de médecine s'intéresse au cas. ")


" Alors c'est un TRES VILAIN MOT pour dire policier, il ne faut pas le dire, surtout devant eux, et donc maintenant tu te tais ou je te scalpe. MANGE TES FRITES. "


(Respire. Ils n'ont rien entendu. Ça va aller.)


" Maman ? "

 


(Quoi ? C'est pas fini ? Au secours !)


" Ah bon ? Je dois me taire parce qu'il y a des flics ? ÇA VEUT

DIRE QUOI, SCALPER ?
"



(J'accepte toutes les oranges et j'aime beaucoup le Nutella, aussi. Merci)


 

 

 

 

Par Marie - Recommander - Voir les 11 commentaires - Ecrire un commentaire
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