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POLICE - HISTOIRES
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Dans le cadre d'accords inter administrations, Coralie et moi - formateurs de secourisme -, nous sommes engagés à intervenir au siège des Douanes pour y dispenser la formation aux Gestes de Premiers Secours.
Pas de chance, la veille, il nous a fallu participer tous deux à un exercice régional avec les pompiers de la ville. Impossible de couper à la simulation grandeur réelle d'un déraillement dans un tunnel, et trop tard pour annuler la formation : nous respectons donc la parole donnée et, à cinq heures du matin, quittons l'exercice pour prendre un peu de repos.
À sept heures et demie, tandis que je prépare le véhicule, les mannequins, les mallettes pédagogiques, mon téléphone bipe : un SMS. " Désolée - Panne d'oreiller – Arriverai en retard – Te rejoindrai sur place – Coralie "
Je pourrai assurer le début du cours sans problème, et comme je la comprends ! En plus, elle l'a déjà fait pour moi, donc je prends un café de plus, très serré celui-là, et en avant.
J'arrive au bâtiment des Douanes, et me rends dans le bureau de l'équipe pédagogique qui nous a sollicités. Quatre jeunes douanières en uniforme, plutôt charmantes, m'y accueillent. Elles me donnent le numéro de la salle de cours, les horaires, l'une d'elles m'offre gentiment un café. Je suis déjà au taquet côté caféine, mais j'accepte volontiers.
Et tandis que, lui tendant mon verre, elle y verse le breuvage, je précise à ces dames que je vois pour la première fois de ma vie :
- Ah, au fait, j'ai oublié de vous dire, ma collègue sera en retard. Coralie et moi on a passé la nuit ensemble, ça a été un sacré sport : on n'a pas dormi, elle est crevée, elle n'a pas réussi à se lever.
Autour du glouglou du café s'écoulant dans mon verre, un silence mortuaire s'impose. Oh.
Ah mais oui mais non mais voilà parce que, mais pas du tout, ah mais non !
Pivoine. Honte. Creuser terrier. Cacher. Mourir.
Un grand moment de solitude, quoi...
Pour les éviter, ces fameux moments, il y a un truc tout bête : FERMER SA GUEULE. Je ne sais toujours pas faire...
vraiment excellent
Merci Serge
Bruno
Et celle-là, c'est une de mes plus gentillettes...
Solitude quand tu nous tiens...
Je sèche mes larmes
Toute cette compassion... Merci, merci vraiment...
Silence mortuaire ?
Un formateur qui dévoile ses secrets d'alcove pour excuser le retard de son binôme !
Pliée de rire pendant tout le stage.
PS = En plus, il n'aurait pas fini d'être traité de ''macho'' histoire qu'il se rappelle du stage.
Elle m'en reparle régulièrement, son mari aussi !
Je t'ai pris au pied du mot abstraction faite du contexte professionnel pré-stage !
Hé, hé, hé....
Nan, mais je suis explosée de rire, en fait!
Je vous demande de vous arrêter !
Enorme. Beau moment de solitude...
Oui, c'est sûr, pour flirter, après, on se sent un peu seul.
Aucune compassion désolée c'est trop drôle. J'imagine bien les rames, la falaise, et tout le reste
Héhéhéhé dur dur (si j'ose dire) de démarrer sa formation non ?
Soritr de la salle avec dignité, respirer, remettre en ordre les idées, effectivement, on préfèrerait être au pied des falaises d'Etretat, avec une barque et des rames...
Tout certes, mais synthetique.
Vous fussiez un exegete de la prose, que vous auriez detaille chauqe instant de cette nuit. Nul doute n'aurait alors ete vehicule dans l'esprit de vos auditeurs.
Sauf qu'ils auraient decide dans la foulee que vous etes un barbant de premier ordre et que leur journee aurait ete longue...
La, c'est tout le contraire. C'est pas ca aussi, le talent ?
Je ne sais qu'une chose concernant l'écriture : ma vie, on s'en tape. La manière compte, ça, oui, et quand ça marche, Serge content !
C'est le genre de chose que je serais parfaitement capable de faire... Euh, non, je ne parle pas de passer la nuit avec la collègue...
Moi si, avec des pompiers. Enfin, quand je dis pompiers, je veux dire, non, je ne veux rien dire, oubliez.
Ça aurait pire être pire : "J'ai passé la nuit avec ma collègue pour des pompiers" O_o
Merci pour le fou rire en tout cas.
On se dit toujours que ç'aurait pu être pire, j'aurais pu perdre une jambe, tout ça... Il n'empêche, grave quand même.
Dans ces cas là, il faut en rire! J'ai connu ce genre de situation, où un mot innoncent était intérprété tout autrement et provoqua des crise de rire. On apprend à faire avec, à moins devenir muet. Bonne soirée.
Merci de ces encouragements, je me sens moins seul !
De rien! Chez moi, c'était l'inverse: une fille est deux gars qui pouffent de rire (presque tous les jours j'ai commis une gaffe comma Gaston Lagaffe!). Je me dit, au moins, la journée n'était pas triste et c'est déjà un atout.
J'ai découvert votre blog hier, par hasard. J'aime bien à la fois votre style que le contenu de votre plume. Je vous souhaite une bonne journée.
Les hasards ne font donc pas toujours mal les choses, vous m'en voyez ravi.