Bienvenue !

ZOOMS

 


1 - Le samedi 5 décembre, de 09H00 à 17H00, je dédicacerai au lycée Perrimond, 244 Chemin du Roucas blanc, Marseille 7°, lors d'une manifestation culturelle ouverte à tous. A très bientôt !

2 - T-shirts sympas. Pour flics. Mais pas que.

3
Trouver France Bleu Provence, le Journal du 18 novembre, l'invité de 07H20

Chroniques de mes Chroniques



 







 




 



 

              
    
MON INTERVIEW TELE :
                   

POUR SE PROCURER LE LIVRE :

  OU     


ou carrément :




MAIS N'OUBLIEZ PAS VOTRE LIBRAIRE !

CITATION

" Jugez, Messieurs, de l'étonnement, de la douleur de l'honorable témoin que voilà quand, rentrant de l'atelier, il trouve sa femme au lit, la tête fendue et la porte défoncée. "
La Liberté, 18 octobre 1908.

Tiré de l'indispensable Dictionnaire de la bêtise et des erreurs de jugement, réédition 1991, G. Bechtel et J-C. Carrière (Bouquins)

CONTRIBUTIONS DIRECTES


                        

Invite-toi ici, et fais paraître un de tes textes

Clique sur Contact (bas de page), et propose-le.

Pour plus de détails, vois
mon tout premier article.

Derniers Commentaires

Rechercher

Cela va sans dire

Tous les textes publiés sur ce blog sont la propriété exclusive de leurs auteurs, droits d'auteurs régis par le code de la propriété intellectuelle.

Toute reproduction d’un texte sans l'autorisation expresse de son auteur est illégale (hormis une brève citation, précisant la source et l'auteur).

Mercredi 28 octobre 2009
- Publié dans : Hiérarchie

 








En sortant de la réunion de plus de trois heures avec les autorités du Ministère de l'Intérieur local, les flics de l'European Union Police Mission, dont nous, les trois Français, avaient vraiment besoin de décompresser.

Une salle minuscule, des correspondants qui fumaient tous comme des aciéries indiennes, un ordre du jour très technique, plus l'obligation de s'exprimer en anglais puis l'attente de la traduction en serbe, nous avaient mis la tête comme un tambour. Il était temps d'aller déjeuner, de parler d'autre chose avant de mettre tout ça par écrit tranquillement.

Nos collègues anglais et allemands nous invitèrent dans un petit restaurant situé tout près qui, pour un prix dérisoire, nous concocterait un repas local sans prétention. Nous acceptâmes avec plaisir : en poste depuis moins d'une semaine, nous n'avions encore aucune adresse de ce genre au catalogue.

Nous leur précisâmes donc qu'ils n'avaient qu'à nous attendre, le temps de nous changer et nous serions là d'ici un gros quart d'heure. La tête des Anglo-saxons fit plaisir à voir : la définition vivante du terme "ahuri ".

Visiblement, nous avions dû prononcer un mot pour un autre, car ils semblaient plus que dubitatifs. Nous laissâmes donc notre collègue gendarme – de loin notre meilleur anglophone - réitérer notre programme pour les minutes à venir. Nous changer puis les rejoindre au restaurant.

La réponse que nous fit le constable anglais fit changer l'hébétude de camp.

- Vous ne venez pas comme vous êtes ? Vous avez honte de votre uniforme ?

Des décennies cumulées de routine française explosèrent en silence sur un trottoir de Sarajevo.

Les citoyens anglais, entre autres, comprennent parfaitement qu'un policier mange, boive un verre d'eau dans un restaurant, aille aux toilettes. Le règlement français quant à lui est très strict, aucun flic ou gendarme ne doit être identifiable comme tel dans un restau sur le territoire*. Pourquoi ? Parce que.

Il nous a fallu plus d'un mois, plus d'un repas à nous demander inconsciemment à quel moment on se ferait choper, avant d'adopter les mœurs internationales.

- On va à quel restau ? / Je sais pas, aujourd'hui je mangerais bien chez les Musulmans, pas toi ?

- Je t'offre un jus en terrasse ? / Pas de problème, j'arrive.

- Messieurs, vous venez boire le thé à la menthe en face ? / Bien monsieur le directeur, on vous suit.

Et au bout d'un an, il a fallu rentrer.

- Boire un café ? Ici ? Tu veux te faire virer ?!

 

 

* à de très rares exceptions près.

Par Serge REYNAUD - Recommander - Voir les 8 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Commentaires

L'habit, le moine, le règlement...

 Un sacerdoce pas forcément vécu de la même façon partout visiblement.
Commentaire n°1 posté par Le CPE le 28/10/2009 à 07h53

Les anglophones ont tendance à porter un vêtement qui les fait reconnaître du public, un uniforme, donc. Nous avons plutôt tendance à porter l'histoire de France, la vertu, l'honneur, tout le bataclan... C'est un peu lourd, parfois !

Réponse de Serge REYNAUD le 31/10/2009 à 11h44
Mon père, quand il est en visite à Paris, me fait inmanquablement la même remarque  : "Où sont les uniformes de ma jeunesse ?". Il n'est pas spécialement à cheval sur la tenue, mais trouvait rassurant de cotoyer des policiers en tenue dans la rue, mais aussi des militaires, des facteurs, des agents d'EDF... tous en uniforme. 
Commentaire n°2 posté par Valérie le 28/10/2009 à 19h02

Ah bon !? Original, comme remarque ! Les uniformes en excès auraient plutôt tendance  à effrayer !  

Réponse de Serge REYNAUD le 31/10/2009 à 11h47

Je trouverai aussi normal que les gendarmes et policiers vaquent à leurs occupations en uniforme. Après tout, c'est normal. Seuls les militaires vont faire leurs courses en uniforme.

Commentaire n°3 posté par BBK.mel le 28/10/2009 à 19h41
Faire mes courses en uniforme ? C'est un motif de punition réglementaire !
Réponse de Serge REYNAUD le 31/10/2009 à 11h48
Ah ? A part pour acheter à emporter on ne voit jamais de policier manger ou boire un café. Je ne pensais pas que c'étais interdit... mais c'est juste pour les périodes hors service ?
Commentaire n°4 posté par alatriste le 29/10/2009 à 12h47
En uniforme = pas manger pas boire. C'est comme ça. Circulez. 
Réponse de Serge REYNAUD le 31/10/2009 à 11h48
maintennant pour boire un café on a les PVRD
Commentaire n°5 posté par kerby le 30/10/2009 à 09h12
J'ai oublié la signification du sigle, sans rire ! Eclaire ma lanterne !
Réponse de Serge REYNAUD le 31/10/2009 à 11h49
La dernière fois que j'ai vu un policier en uniforme boire quelque chose, c'était un soir où je rentrais très tard chez moi, une voiture de police bloquait ma rue, et les trois flics en uniforme étaient appuyés sur leur véhicule, une flute de champagne à la main, en compagnie de la patronne du bar à hôtesse sis en bas de chez moi. Je suppose qu'ils avaient le droit de garder leur uniforme parce qu'ils étaient en service...
Commentaire n°6 posté par BBK.mel le 31/10/2009 à 12h32

Ce que j'en  retiens, c'est que tu rentrais chez toi très tard. Tu n'as pas honte ?

Réponse de Serge REYNAUD le 31/10/2009 à 12h56
"Aucun flic ou gendarme ne doit être identifiable comme tel dans un restau sur le territoire".
Pourtant, aujourd'hui encore, j'ai croisé des gendarmes/policiers près de chez moi qui portaient des kebabs dans des sacs (normal, il faut manger).
C'est pas paradoxal d'interdire aux policiers de manger sur place, mais de les autoriser à acheter de la nourriture à emporter ? Dans les deux cas, ils achètent de la nourriture.
Et vous, au moins, on vous explique le pourquoi de cette règle ?
Commentaire n°7 posté par Paul le 04/11/2009 à 03h02

C'est effectivement un paradoxe, que je ne m'explique pas. Et qu'on ne m'a jamais expliqué.

Réponse de Serge REYNAUD le 04/11/2009 à 09h00
Ben moi je trouve que c'est tres bien comme ca ;)
J'ai rien a me reprocher mais chaque fois que je vois un policier ou toute autre personne garante de l'ordre (militaire, vigile, gardien...), je me demande si j'ai quelque chose a me reprocher ou a etre inquiet sur le lieu ou je suis. Ca implique donc que chaque fois que je sors d'un magasin, je verifie toute mes poches au cas ou j'aurai mis un truc dedans sans y faire gaffe (ca m'ai jamais arrive mais bon on peut etre fatigue parfois), ou quand je vois des militaires avec leur famas a la gare, je regarde autour de moi voir si y a pas une valise toute seule qui traine ou un gars un peu etrange.
Donc je ne me sentirai pas tres tranquille d'aller boire un verre ou manger au resto avec un petit groupe de policiers a cote de moi.
Commentaire n°8 posté par Julien le 08/11/2009 à 05h15

Quand c'est le cas, des policiers au restau y sont pour, ô surprise, manger. Ils sont aussi inquiétants que le groupe des jeunettes à la table à côté qui préparent une soirée d'enterrement de vie de jeune fille, ou que les deux comptables plus loin qui refont le monde entre midi et deux devant un gaspacho maison... Bon appétit !

Réponse de Serge REYNAUD le 08/11/2009 à 09h11
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés