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ZOOMS

1 - NOIR SUR LA VILLE  :

J'ai gagné un concours de nouvelles, et serai édité dans un recueil réunissant jeunes auteurs et écrivains confirmés. Je serai donc à
Noir sur la Ville 2009, à Lamballe, Côtes d'Armor
, les 14 et 15 novembre, pour y signer ledit opus et mes "Chroniques".

 
Pour la 13° édition, les auteurs invités ont dû relever un défi : créer une couverture de polar à partir d'une photo imposée et le chiffre 13. Et un jeu de mots bien pourri, un !

2 - Un nouvel article, sur Le Post.fr


3
- Les ébénistes, c'est pas des branleurs.

Chroniques de mes Chroniques



 







 




 



 

              
    
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Compétence : Faculté nécessaire à l'accomplissement d'une quelconque ambition, aussi petite soit-elle, distinguant les hommes capables de ceux qui sont morts.

Ambrose Bierce, Dictionnaire du diable, 1911

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Dimanche 21 juin 2009
- Publié dans : Chroniques de la main courante


Ce texte est la pénultième mouture de la postface de mon livre (vous ai-je déjà parlé de mon livre ?), qui a fait l'objet de nombreuses tractations avec Alain-Gilles, directeur littéraire chez Bourin Editeur.

Je tenais absolument à cette postface, lui non. Ce fut donc une négociation polie mais ferme. Mais polie. Mais ferme.

Ce fut un exercice intéressant, bien que frustrant : la version de la postface retenue dans le livre est la bonne, sans conteste, mais j'aime bien celle-ci aussi !

Alors comme il ne faut pas gâcher, je vous offre ici, au nom du respect des directives européennes en matière d'écologie littéraire, extraite d'un livre pour finir en blog, la première postface recyclée de l'histoire de la littérature.

 

POSTFACE EN FORME DE MISE AU POINT

Quelques-uns parmi mes lecteurs pourraient inférer d'un hâtif survol de ce livre qu'il a été rédigé par un fonctionnaire anti-hiérarchie, voire un farouche opposant de la conduite actuelle de son Administration. Autant leur dire ici, tout de suite, qu'ils se trompent du tout au tout.

Si je ne supportais pas la relation hiérarchique, je changerais de métier, car l'une est constitutive de l'autre. Et si la politique de mon Ministère parfois m'insupportait, je fermerais ma gu m'astreindrais réglementairement au devoir de réserve.

Je bosse sereinement pour l'administration de mon pays, donnant et recevant des ordres sans en faire un plat, et ai bien l'intention de continuer. J'ai cette chance insigne (de flic, bien sûr), que peu connaissent : mon travail est aussi ma vocation, je m'y rends avec le sourire.

De plus, ce serait ne lire avec œillères que les rares textes qui égratignent l'une ou l'autre dérive ponctuelle, textes disséminés parmi les quatre-vingt-quatorze qui constituent ce livre - qui n'est en rien un brûlot anti quoi que ce soit. Il est constitué d'une somme d'instantanés, de vignettes qui montrent mon métier au lecteur avec mes yeux, mon vécu, mes créations, mon éventuel talent.

De surcroît, ne retenir de cet opus que de rares contre-exemples serait faire litière des relations tout à fait normales, apaisées, humaines, que j'entretiens depuis vingt-six ans avec la majorité de mes supérieurs, membres de la Magistrature inclus. 

Je ne vais pas ici écrire un panégyrique servile de l'omnisciente et parfaite Administration, une verbeuse louange de circonstance pour apaiser par avance l'irritation générée par l'un ou l'autre de mes textes. À cette échelle, mon hypothétique égratignure relèverait plutôt de la fébrile, zonzonnante et dérisoire piqûre du moustique exaspéré sur l'énorme dos gris craquelé de boue séchée du vieil éléphant indifférent sous la canicule ordinaire : nul baume ne saurait en adoucir l'inexistante démangeaison, quand bien même l'anophèle en rajouterait dans le remords servile. Et si vraiment vous m'énervez, je vous tricote des métaphores encore plus ardues.

Cette postface, à l'usage des éventuels lents du ciboulot s'étant égarés en ces lignes, précise simplement que j'ai écrit un livre d'homme, à hauteur d'homme, ayant certes à l'occasion pointé des failles dans la machine mais pas seulement, loin de là.

94 textes, vous dis-je, lisez-les. Aucun n'a prétention à la généralisation. Tous ensemble se veulent une chronique personnelle de cette communauté d'hommes et de femmes de tout grade, qui travaillent ensemble du mieux qu'ils peuvent, c'est tout, et c'est déjà beaucoup.

Que les extrémistes de tout poil, les simplificateurs forcenés, les revanchards par principe et autres éternels insatisfaits continuent donc de dénigrer en boucle, ce sera sans ce livre, et sans moi.

    Repos, vous pouvez fumer.      ;-)

 

 

Par gabian - Recommander - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
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