1 - Au fait, les pingouins, ça vole
?
2 - Tu as fait un peu de boxe, et tu crois savoir sauter à la corde. Et puis tu tombes sur ce
truc...
" À Dieu ne plaise que je veuille fermer les oreilles à la voix du nécessiteux. Je sais m'attendrir sur les malheurs des autres : mais, dans ce siècle de philanthropie, nous avons trop déclamé contre la fortune. Les pauvres, dans les États, sont infiniment plus dangereux que les riches, et souvent valent moins qu'eux. "
François-René de CHATEAUBRIAND, Essai
historique sur les révolutions, 1797.
Dictonnaire de la bêtise et des erreurs de
jugement, réédition 1991, Bechtel et Carrière, Bouquins.
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Un policier suisse signant Jérôme m'a envoyé ce petit texte tout nimbé de poésie du siècle et d'éternelle candeur enfantine, que je m'empresse de reproduire ici.
Merci, collègue !
Étant de service le soir de la finale de la dernière coupe du monde de football, nous sommes, mon collègue et moi, passablement occupés par les diverses altercations sur notre secteur, à savoir la gare de Genève. Lors d'une minute de répit, mon collègue me signale un " truc bizarre ".
Ne sachant de quoi il parle, je le suis et lui demande des précisions. Après un silence de sa part, je lui repose la question. " Y'a quoi ? On va où ? " Il me désigne un gamin d'à peine 6 ans allongé sur un banc, dans le hall. Mon collègue s'adresse au petit :
- Salut chef ! Tu vas bien ? Ils sont où tes parents ?
Aucune réponse. Il continue : " Tu as été voir le match ? Tu as perdu tes parents ? "
À ce moment une jeune femme sort de la foule et se présente à nous : elle reconnaît l'enfant, elle est sa maîtresse d'école. Elle nous explique que sa maman est décédée et qu'il n'a jamais connu son père. Le petit vit avec sa tante et son oncle, lequel boit et peut être violent avec lui. Ce dernier aurait déjà fugué par le passé. Nous décidons de l'amener au poste et invitons la femme à nous suivre.
Une fois arrivés, nous sommes immédiatement informés que la brigade des mineurs recherche un enfant dont le signalement correspond exactement à celui de notre petit invité. Coup de fil aux collègues qui vont rapidement passer chez nous afin de le récupérer.
C'est à ce moment que je vois notre garçonnet regarder attentivement la grande affiche sur laquelle pose avantageusement un jeune homme en uniforme, sur une moto de police rutilante. On y lit :
" Quand je serai grand… La police de Genève recrute "
Je me penche alors vers lui et demande de ma voix la plus paternelle :
- Toi aussi tu veux être policier quand tu seras grand ?
Le petit prononce alors ses premiers mots de la soirée :
- Quoi ? J'ai l'air d'un bouffon, moi ?
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