LE PETIT DERNIER

 

Bonne nouvelle COUV PREMIERE 

On en a parlé en bien, ici :

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On trouve mes livres de préférence chez son libraire, mais aussi :

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Sois pas triste, monsieur

Je sais des lettres !

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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 13:08
- Publié dans : Brèves de flics


- "Jeunes gens, bonjour. Je m’appelle Valérie, je suis gardien de la paix et je suis ici, dans ce lycée technique, pour vous parler de sécurité routière. Nous allons voir ensemble comment améliorer votre attitude en tant que piétons, ou en tant que conducteurs de cyclos. De plus, …

-         Qui t’es toi, la bouffonne en bleu ?

-         T’es payée pour nous emmerder à la place des profs, sous ta casquette ?

-         Et tu crois que c’est une gonzesse qui va nous expliquer la vie ?

-         Oh, la Josiane, tu crois que je sais pas ce que c’est qu’un feu rouge ?

-         Tu veux faire peur à qui, là ?

-   Je vois. On va commencer par parler d’autre chose. Par exemple de karaté : ça, ça devrait vous intéresser. Je suis championne de France des moins de 65 kilos depuis l’année dernière, et troisième dan depuis deux mois. Le prochain qui m'appelle Josiane, je le sèche. Il y a des questions ?

-        

-         Je répète : y a t-il des questions ?

-         Non, madame."

Par gabian - 3 blâmes et féloches - Je commente
Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 10:34
- Publié dans : Action

ATTENTION :TEXTE INCOMPLET


On avance. Trois derrière l’homme qui tient le bouclier, serrés dans notre couloir sombre, on avance en éclairant par flashes irréguliers le défilé de portes et d’obstacles. Première pièce à droite, le chef gueule ‘Police !’, on entre, on inspecte tout : rien. Tout est bon, on souffle. On sort. Bouclier en position, on reprend le couloir, le groupe bien compact autour du chef.

On avance de dix mètres, une porte à gauche. Un signe du chef, un coup de rangers, ça s’ouvre. On entre. ‘Police !’. Pas le même agencement, beaucoup d’angles aveugles, on se sépare, deux binômes pour progresser en sécurité dans le même sens d’exploration. Je te protège, tu avances, puis tu t’arrêtes, tu me protèges, j’avance, je m’arrête, et ainsi de suite jusqu’au bout de l’appartement.

Dernière pièce, pas de porte, et une forme humaine debout dans la pénombre à droite, tout près du collègue qui entre et qui ne l’a pas vu. ‘Didier, à droite !’. Didier qui volte, voit le type avec une poêle dans la main, ‘Lâche ça ! Lève les mains !’. Le type bouge un poil, trop tard, Didier est sur lui.

Six ans de boxe anglaise à son actif : Didier lui tire un parpaing au menton très sec, un crochet d’école du ring. La forme s’écroule en lâchant sa poêle, pas besoin de tergiverser, c’est un KO, net. Un doigt sur la carotide, ça bat. Didier lui  place les menottes plastique, et reprend son poste : protéger son binôme, l’équipe, toujours.

Le chef annonce à la radio ‘Un homme présent au premier étage, premier appartement de gauche, il a refusé le contrôle, a été neutralisé, on continue’.

Dix minutes plus tard, deuxième annonce : ‘Premier étage sans danger et vérifié, vous pouvez venir chercher l’homme, on passe au deuxième’

L’immeuble entier est passé au crible, une  heure complète d’inspection, du stress mais pas d’autre incident.

On sort, en nage, c’est fini. On retire les casques d’intervention, les équipements, tout le bastringue.

Au fait, l’équipe recueil a-t-elle récupéré notre agresseur à la poêle ? Faudrait savoir, quand même.

[...]

La suite dans :

CHRONIQUES DE LA MAIN COURANTE, 
de Serge REYNAUD, Bourin Éditeur, 2009.

 

Par gabian - 3 blâmes et féloches - Je commente
Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 22:23
- Publié dans : Hiérarchie

- Allez, on se presse, on active, on est attendus, grouillez-vous, merde ! Montez dans vos cars !

- Heu, Lieutenant, les cars sont partis, ils sont plus là….

- M’en fous, obéissez, montez dans les cars, je vous dis !

- Lieutenant, il n’y a plus de cars : ils sont partis…

- Ah bon ? C’est pas grave, on va faire autrement… Descendez des cars !

Par gabian - 3 blâmes et féloches - Je commente
Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 22:16
- Publié dans : Divers et variés

Je suis flic.

Je n’ai pas honte de mon métier, j’ai même la chance d’aimer ce que je fais.

Dans ce boulot, tous les jours, il se passe vraiment quelque chose. On assiste des blessés, on accueille des plaignants, des victimes, on interpelle des voyous,  on a des vrais fous rires, des moments difficiles, on risque parfois sa vie… On dit souvent : on devrait en faire un bouquin, de tout ce qui nous arrive, ça aurait du succès.

Et bien non. Nos histoires n’intéresseraient personne. Si je vous raconte, comme ça, sans prévenir, une bonne affaire policière, c’est à juste titre que vous me prendrez pour un vieux con : « On s’en fout, de ta vie, papy ! Ca fait du bien à mes ancêtres mâles de se vider de leur guerre d’Algérie aux réunions de famille, je ne vais pas en plus me taper tes exploits ! »

Il y manquerait un regard, une patte, une morale, ou une belle chute, ou un état d’esprit, un quelque chose de plus que l’anecdote, bref, un style.

Je recherche des anecdotes, des écrits en relation avec le boulot de flic. Ca restreint, mais en réalité il y a de sacrées marges de manœuvre : les auteurs peuvent être gendarmes, policiers municipaux ou flics, de tout grade, ça fait du monde ! Sans compter nos amis douaniers, et tout citoyen qui a une belle histoire en rapport à raconter : ça élargit méchamment le spectre.

 « Oui, mais je ne suis pas flic »

Et alors, je viens de le dire : suis, un peu ! Tout citoyen qui écrit en respectant la règle énoncée peut le faire, lance-toi ! Une anecdote – pas trop longue, si possible vraie, impliquant un rapport à l’autorité institutionnelle : c’est la contrainte, la seule (et sans dépasser le feuillet, c’est encore mieux).

« Oui, mais moi mon histoire n’est pas au bénéfice des flics… »

Et alors ? Elle est bien écrite ? Je prends !

On est environ 130 000 policiers en France, pas forcément tous des lumières, des saints laïcs, des génies de l’intervention. Donc recevoir un texte mettant en scène un flic qui se rate ne me surprendrait pas : je vis dans la vraie vie, moi aussi. Et mon blog ne se veut pas un recueil de "belles histoires" mais de bonnes histoires, ce qui n’a rien à voir.

« Mon histoire n’est pas morale, ni exemplaire, ni amusante »

Je m’en fiche : là n’est pas le but. Elle respecte la contrainte initiale ? Elle est bien écrite ? Il y a une ambiance, une patte ? Elle m’intéresse, je prends. Ca peut être triste, drôle, mélancolique, laisser à penser, prêter aux sarcasmes, je prends. On peut m’envoyer ce qu’on veut, je suis même prêt à corriger les fautes d’orthographe !

« Qui va trier les histoires ? »

Moi. En toute partialité. Un truc incompréhensible, une lettre d’insultes, une digression politique, je vire. Je crée ce blog pour m’amuser, je ne vais pas me rajouter du boulot à répondre aux benêts. Par contre, je laisserai passer tout texte qui se tient.

Voilà, c’est fait c’est dit, je me lance.

A vous de jouer.

PS : Il ne me manque plus que de comprendre comment marche un blog, alors je sollicite votre indulgence pour mes débuts...

 

 

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